Parlons de la consommation à haut débit

Le Club d’Alembert a organisé un nouveau café-débat en partenariat avec Initiatives et Changement sur le thème « Consommation à haut débit ». Cette soirée s’est déroulée le 3 juin dernier dans le convivial centre CERISE situé au cœur de Paris et a rassemblé une trentaine de participants.

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Ce thème a beaucoup plu et a donné lieu à un échange animé, notamment lors de la répartition du public en petits groupes.

Durant l’introduction du sujet, une phrase marquante a été prononcée par l’un des animateurs : « Dis-moi ce que tu consommes et je te dirai qui tu es ». Dans leur majorité, les participants ont indiqué être plutôt des consommateurs réfléchis, tout en reconnaissant que nous vivons dans une société nous poussant tous à la surconsommation.

Sur la question « peut-on lier notre consommation à nos priorités dans la vie ? », soumise à la réflexion du public lors d’un temps de silence, il a été remarqué que la différence entre besoins et priorités n’était pas facile à établir. Un participant a indiqué que faire preuve d’une consommation plus « saine » pouvait être un luxe, car souvent, cela dirige les consommateurs vers des produits plus chers et les contraintes budgétaires ne permettent pas toujours à tout le monde de se tourner vers un tel mode de consommation.

Deux critères ont été proposés par un autre participant par rapport à la notion de « priorité dans la vie » : l’utilité et le plaisir. Tant que l’on est satisfait de sa dépense, on peut dire que cela entre dans les priorités que l’on a définies. La satisfaction semble également être le paramètre permettant de déterminer ce qu’est un bon investissement.

Un autre point intéressant a été abordé : celui de la consommation réalisée pour des raisons de considération sociale, pour être égal aux autres, ou pour éviter la marginalisation. Ainsi, l’exemple du smartphone a souvent été cité. Il semble impossible de ne pas communiquer avec les moyens que d’autres utilisent. La réponse serait de se détacher de l’influence extérieure, néanmoins, même si cela a été proposé plusieurs fois au cours de la soirée, la question de comment y parvenir n’a pas été résolue.

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Le débat s’est ensuite arrêté sur la question de la production de masse ou mass market. Les participants ont indiqué qu’ils pensaient que les produits étaient de moins bonne qualité mais que cela les rendait accessibles au plus grand nombre, donnant ainsi à la consommation une dimension plus démocratique. Cependant, un sentiment d’être dominé par les grandes compagnies a été exprimé : celles-ci nous offrent un faux choix pour nous faire croire que nous sommes maîtres de notre consommation. L’exemple de H&M avec son programme Conscious et le recyclage des vêtements qui ne sont plus utilisés a été abordé et questionné. Ne s’agit-il pas en réalité d’une manœuvre marketing de plus – puisque le client reçoit des bons d’achat en échange des vêtements qu’il donne au recyclage – cachée derrière un processus donnant « bonne conscience » au consommateur ?

Les participants sont ensuite revenus sur la notion de « haut débit » évoquée dans l’intitulé du café-débat. Le cycle de renouvellement des produits est en effet de plus en plus rapide. Une fois un produit sorti, le modèle suivant un peu plus performant est mis en vente peu de temps après et rend notre acquisition obsolète. L’effet de mode s’en voit davantage renforcé. Comme l’a expliqué une participante, « on consomme beaucoup mais on reste d’éternels insatisfaits ». Comment résister à cette accélération ? Quelques personnes ont évoqué l’essor du mouvement « slow » en réponse à la consommation frénétique qui caractérise notre société dans son ensemble – car aujourd’hui l’environnement commercial très agressif dans lequel nous vivons tend à mercantiliser jusqu’à nos rapports humains.

Le mouvement « slow » prône de revenir à l’essentiel, de dissocier les besoins réels des besoins créés par notre société de consommation. Il s’agit également d’apprendre à bien s’informer car seule une information complète permet d’être véritablement libre de ses choix (exemple de la « slow cosmétique » et du décryptage des listes d’ingrédients des produits afin de savoir ce qu’ils contiennent réellement et quels sont leurs réels bienfaits au-delà de ce qui est mis en avant par les publicités).

En fin de soirée, les participants se sont intéressés aux moyens de changer les choses. Ils ont ainsi indiqué que le recours à des mesures coercitives de l’Etat ou des autorités publiques leur paraissait être le seul moyen de contraindre les grandes entreprises et puissances financières à ralentir cette accélération de la consommation. En tant que citoyen, la marge de manœuvre semble minime voire illusoire, si ce n’est d’essayer d’interpeler le monde politique pour qu’il agisse. Si le film Demain, évoqué en conclusion, semble avoir eu un fort impact sur les spectateurs par rapport à leur attitude face à la consommation et qu’une prise de conscience citoyenne paraît s’être opérée, nous devons continuer de travailler sur des moyens efficaces et à notre portée pour faire évoluer notre société.

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Les théories du complot

Le 20 mai 2016 s’est déroulée la 3ème édition des Cafés citoyens organisés par Initiatives et Changement en partenariat avec la Délégation Médiation Interquartiers et Citoyenneté de la mairie d’Alfortville. La séance a été animée par Marc Cheb Sun, journaliste et auteur de la revue D’ailleurs et d’ici. Une trentaine de personnes ont participé dont des représentants de la municipalité d’Alfortville, des acteurs associatifs, des jeunes et des adultes habitant la ville.

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Après avoir fait le tour des différentes théories du complot (le 11 septembre, les attentats de Charlie Hebdo, l’affaire Kennedy, les complots contre l’Afrique, etc.), les participants ont réfléchi aux raisons pour lesquelles ces théories rencontrent un tel engouement. Tout d’abord, Marc Cheb Sun a tenu à préciser que le phénomène n’est pas nouveau mais plus visible, notamment grâce à internet. L’idée largement partagée par l’assistance était que les théories se sont développées sur des peurs, des doutes ou encore des mystères.

Ainsi, deux éducatrices de l’association ESPOIR-CFDJ à Alfortville ont expliqué que les jeunes avec qui elles travaillent s’interrogent beaucoup sur les théories du complot, mais sans avoir de certitudes. Ces doutes naissent davantage d’un malaise et d’une frustration de ne pas pouvoir répondre à certaines questions. Les partisans des théories du complot profiteraient de ces questionnements pour « s’insérer dans la brèche » et semer davantage le doute chez les gens. Un jeune homme a cependant rétorqué que même lorsque des explications étaient données, les gens n’y croyaient pas. Ainsi, un lien a été établi entre ces théories et la méfiance à l’égard des dirigeants. Un participant a alors donné sa définition des théories du complot : « C’est ce qui se passe dans les coulisses pour l’intérêt de quelques personnes ». « A quel moment peut-on parler de théorie du complot ? », demande alors Marc Cheb Sun.  Selon l’éditorialiste, « le problème, ce n’est pas les théories du complot mais les certitudes des complots ». Ainsi, il est important que le débat reste ouvert, afin que les personnes se sentent libre de partager leurs interrogations. Plusieurs participants ont dénoncé le « terrorisme intellectuel » de certaines personnes, qui consiste à couper court aux débats en accusant l’autre d’être partisan des théories du complot.

Dans un second temps, le thème des médias a été abordé. Des participants ont estimé que les médias exploitaient certaines images et se rendaient ainsi complices des autorités, le terme « autorités » désignant ici une sphère abstraite de personnes aux pouvoirs qui seraient les tenants du complot. Ainsi une jeune femme a expliqué qu’elle a décidé de faire du « journalisme civique », autrement dit de ne plus s’informer sur les médias traditionnels mais de choisir l’information positive. Un débat s’en est suivi, duquel est ressorti qu’il était nécessaire d’être critique envers les médias, mais qu’il était cependant dangereux de ne plus s’informer. Marc Cheb Sun rappelle que « l’information existe ailleurs » et qu’il est primordial de développer l’esprit critique des jeunes comme des adultes ; l’objectif étant de leur permettre de diversifier leurs sources d’informations et qu’ils apprennent à les décrypter.  Ensuite, une jeune fille a demandé au public « n’y a t-il pas quelque chose de positif dans ces théories du complot ? ». Elle a soulevé un point très intéressant selon lequel les théories du complot nous poussaient à nous interroger et à aller chercher de l’information.

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Le constat suivant a été finalement établi : la société française est marquée par une suspicion générale. Ainsi, nous, en tant qu’acteurs de la société, avons un vrai travail à faire sur la confiance entre nous, notamment pour créer des passerelles entre les personnes en position de pouvoir et les citoyens.

 

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Les réseaux sociaux et l’image du soi

 

Le Club d’Alembert a organisé en partenariat avec Initiatives et Changement un café-débat sur la thématique des réseaux sociaux et de l’image du soi. Cette soirée a eu lieu à Vélizy le vendredi 6 mai. Une vingtaine de participants ont pris part à cet événement.

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L’objectif de cette rencontre était de mener une analyse profonde, dans le but de garder une distance critique quant à leur utilisation et l’impact qu’ils provoquent dans nos comportements, dans nos manières de voir le monde et finalement nous pousser à questionner la place qu’ils occupent dans nos vies. Cela demandait nécessairement une mise en perspective de leurs avantages et de leurs inconvénients sans pour autant tomber dans le piège d’une lecture uniquement réactionnaire et négative.

Nous avons donc commencé par mettre en lumière les avantages des réseaux sociaux. Les participants ont souligné l’importance de ces derniers notamment pour la recherche d’emploi (LinkedIn) et la recherche d’information liée à l’actualité (Twitter) ou encore le fait de rester en contact avec les personnes que l’on apprécie (Facebook). La multitude de la typologie des réseaux sociaux offre donc de larges possibilités pour les utilisateurs. Finalement les réseaux sociaux sont des plateformes, des espaces de cohabitation, « des fenêtres ouvertes sur le monde » comme le souligne D. Wolton (expert en communication) pour permettre à chacun de communiquer, partager, échanger et tenter de dépasser les incompréhensions, les contradictions qui nous traversent au quotidien. Les participants ont également souligné la dynamique de vulgarisation des savoirs. Effectivement, de nombreux cours, tutoriels et conférences se trouvent à la disposition de chacun avec une facilité d’accès.

Dans un second temps, les participants ont révélé certains inconvénients relatifs à ces outils. Chacun a enclenché une réflexion critique sur les réseaux sociaux. Une jeune lycéenne qui n’utilise pas les réseaux sociaux a évoqué le fait de subir des pressions de groupe (consciente ou inconsciente) afin qu’elle se connecte à ces plateformes. Elle a évoqué le fait que les réseaux sociaux ne permettent plus une déconnexion des « problèmes » rencontrés au collège ou au lycée. Les élèves sont constamment connectés ensemble. Cette connexion permanente ne permet plus aux élèves de faire une pause ou de vivre un moment en famille. De nombreuses études ont d’ailleurs montré que le temps de qualité (à savoir le temps où des valeurs vont être transmises de parents à enfants ou inversement) tend à s’amenuiser. En effet, le temps de qualité est estimé à 2% dans une journée de 24 heures.

De nombreux participants ont également évoqué que les réseaux sociaux facilitent l’accès à l’information et que cette dernière est de moins en moins vérifiée. Le faible développement de l’esprit critique chez les plus jeunes tend à accroître la crédulité dont peuvent faire preuve ces derniers. Nous pouvons ainsi voir une prolifération d’informations alternatives (notamment les fameuses théories du complot) qui radicalise la perception du monde et favorise l’endoctrinement.

Enfin, les participants ont insisté sur la question de la valorisation de soi lors de l’affichage de photos. Les utilisateurs recherchent l’approbation de leur entourage sur des questions relatives au domaine privé voire relevant de l’intime. Il y a finalement un déplacement progressif de l’intime vers le public. Cela peut provoquer chez les personnes témoins d’une valorisation d’autrui une dévalorisation profonde de soi.

Nous avons achevé cette formidable rencontre par quelques pistes de réflexion sur une meilleure appréhension de l’utilisation des réseaux sociaux, notamment sur quelques conseils à donner à un nouvel arrivant sur les réseaux sociaux. Le conseil qui est revenu le plus souvent était de continuer à aiguiser son esprit critique et de prendre du recul sur les informations reçues. Les participants ont également insisté sur l’importance de créer des ponts entre la virtualité et la réalité afin de mesurer l’impact de la première sur la dernière.

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Mieux s’orienter quand on est jeune !

Le 15 avril dernier, Initiative Dialogue a organisé un café citoyen en partenariat avec Alfortville. La soirée a réuni une cinquantaine de personnes dont une majorité de jeunes, elle avait pour thème l’orientation des jeunes. Michel de Truchis, accompagnateur à l’orientation et à l’emploi, aidant des jeunes et des adultes dans leur choix de vie liés à l’orientation, a animé cette soirée.

Café citoyen à Alfortville sur l’orientation des jeunes

Michel de Truchis a commencé par se présenter, à cinquante ans et après une longue expérience professionnelle, il a décidé de changer de métier et s’est formé au métier de coach pour accompagner les gens dans leur reconversion professionnelle et leur choix d’orientation.

La séance a commencé par des interviews croisées, en proposant à chacun des participants de répondre à plusieurs questions dans un premier temps, puis d’interviewer ensuite trois autres personnes parmi le public. Parmi ces questions : quelles valeurs es-tu prêt à défendre ? Quelles sont tes trois qualités essentielles ? Quels sont aujourd’hui les freins à ton orientation professionnelle ? A cette dernière question, plusieurs jeunes ont évoqué le manque de confiance en soi, qu’ils ne savaient souvent pas quoi choisir et se sentaient perdus dans leur choix d’orientation et peu accompagnés.

L’autre question intéressante proposée par l’intervenant concernait les qualités de chacun de nous ; quelles sont tes trois qualités essentielles ? Un jeune a dit qu’on ne lui avait jamais posé cette question et qu’il était étonné qu’on l’interroge ce soir-là sur ses qualités ; quel bonheur d’y réfléchir…M. de Truchis a rappelé qu’il était essentiel de savoir parler de soi et de savoir mettre ses qualités au service d’une équipe ou d’une entreprise.

En réponse à un jeune qui disait sa difficulté à intégrer une grande école, Michel de Truchis l’a rassuré en précisant qu’il y avait toujours plusieurs voies et que ces voies étaient différentes, en précisant que pour faire les études de son choix il pouvait passer par une faculté ou par un IUT.

Ces réflexions, prolongées par des échanges en petits groupes, ont permis une prise de conscience chez les jeunes et de nouvelles conclusions. « Mes qualités, ainsi que les valeurs que je souhaite défendre, peuvent être une aide dans mon orientation », a souligné une jeune participante. La question de la recherche d’emploi et des entretiens d’embauche a également été abordée. Comment faire pour donner une bonne impression ? Comment mettre toutes les chances de son côté ? Plusieurs conseils ont émergé : il est important de démontrer que l’on a un projet professionnel, de savoir mettre en valeur sa personnalité, ses qualités et ses compétences. Les recruteurs recherchent avant tout des personnalités, a ajouté M. de Truchis.

La soirée s’est terminée de manière très conviviale, avec des échanges informels entre les participants et Michel de Truchis. Les premiers ont apprécié la qualité des échanges, ainsi que la pertinence des conseils de l’intervenant qui a su mettre à disposition des Alfortvillais son expertise et son expérience de terrain.

Selon les personnes qui étaient présentes, ce café citoyen a eu plusieurs conséquences positives sur leur conception de la thématique proposée. Les questions posées ont suscité un réel appel à la réflexion. Les jeunes ont découvert des pistes leur permettant de mieux construire leur projet d’avenir. L’ouverture à l’autre et les rencontres ont été très appréciées et beaucoup de participants ont retrouvé motivation et confiance en eux, notamment les plus jeunes.

Café citoyen à Alfortville sur l'orientation des jeunes

Café citoyen à Alfortville sur l’orientation des jeunes

 

Un nouveau café citoyen est déjà prévu à Alfortville le 20 mai, il sera animé par l’éditorialiste Marc Cheb Sun et aura pour thème « Les théories du complot ».

Les jeunes ont du potentiel

Le dispositif « CREE » (Comment Réconcilier l’Élève avec l’École), initié par l’équipe de Prévention Spécialisée de l’association ESPOIR-CFDJ, vise à lutter contre le décrochage par la mise en place d’actions de « remédiation scolaire ». Il s’agit de redonner confiance aux élèves afin de leur permettre de s’investir à l’école et de s’engager personnellement dans leur parcours de formation.

En partenariat avec Initiatives et Changement, plusieurs ateliers pédagogiques ont été co-animés fin 2015 et début 2016. Un forum, d’une durée d’une journée, a ensuite été organisé.

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Le 18 février dernier, le forum CREE, organisé au sein du Lycée Paul Bert de Maisons-Alfort, a permis à des jeunes en situation de décrochage scolaire d’échanger sur des thèmes tels que « Le respect », « La confiance », ou encore « La réussite », mais aussi de rencontrer des personnes qui ont vécu le décrochage scolaire mais ont réussi à dépasser leurs difficultés pour atteindre les objectifs qu’ils s’étaient donnés.

Les ateliers, en petits groupes, ont permis aux jeunes de s’exprimer sur des sujets qui les touchent tous.

Voici un résumé des échanges qui ont eu lieu lors de ce forum, et des idées-forces qui ont émergé :

 

  • Comment construire la confiance entre élèves et professeurs ?

« Quand tu ne donnes rien aux gens, tu ne crées pas la confiance. »
La relation de pouvoir : on a du mal à avoir confiance en une autorité quand on est soumis. Certains détenteurs de pouvoir en abusent. La relation dominant/dominé peut fausser les notions de confiance et de respect.

L’absence d’écoute a aussi été désignée comme une des origines du manque de confiance. Lorsque l’on se sent incompris, il est difficile d’installer la confiance.

Enfin, les groupes ont réfléchi aux solutions à apporter afin de renforcer la confiance et le respect. Voici quelques pistes retenues :

  • L’écoute : importante pour construire la confiance et la renforcer. Lorsqu’on écoute et que l’on montre un intérêt réel pour la personne, il y a considération et possibilité de compréhension ;
  • Des choses aussi simples qu’un sourire, la posture physique, ou de petites attentions peuvent favoriser un climat de confiance ;
  • Le dialogue et la communication ;
  • Chasser l’orgueil, la fierté et accepter que l’on puisse avoir tort ;
  • L’empathie ;
  • Se respecter soi-même, essayer de faire le maximum de bien autour de soi, bien se comporter et appliquer les enseignements qu’on a reçu , ne pas juger ;
  • Accepter la différence de l’autre, et encore plus sa ressemblance avec soi-même, ne pas se focaliser uniquement sur la différence ;

La notion de confiance en soi a été également Pour un bon nombre de participants elle est un premier obstacle avant de faire confiance à quelqu’un d’autre : si l’on n’a pas confiance en soi-même, comment faire confiance à un d’autre ?

 

  • Pourquoi avons-nous besoin de respect ?

Pour beaucoup, cette notion est liée à la confiance : le respect permet d’installer un climat propice à la confiance, de maintenir une bonne entente même avec des gens que l’on ne connait pas ou qui sont très différents de nous. A l’inverse, lorsque quelqu’un nous manque de respect, cela fait baisser notre confiance en soi et nous empêche de faire confiance à la personne.

Au sujet du respect, deux positions se sont manifestées dans les groupes. La première, c’est que nous devons le respect à tout le monde, mais que l’on peut le perdre à cause de notre comportement.

La deuxième position, c’est qu’il faut faire ses preuves pour gagner le respect d’une personne.

  • Qu’est-ce que j’ai envie de changer pour réussir ?

Chacun a une définition de la réussite différente. Pour certains, il s’agit de fonder une famille, pour d’autres d’avoir un bon travail, pour d’autres encore d’être épanoui dans sa vie, ou bien de bien gagner sa vie …

Cependant, certaines idées se retrouvent presque à chaque fois : le fait qu’il faille se fixer des objectifs, s’accrocher pour y arriver, dépasser ses limites était communément admis par la majorité des participants. De même pour l’idée de se sentir utile, fier de soi-même et d’être respecté.

 

  • Les témoignages

A la suite des discussions en groupes, deux intervenants ont présenté leur parcours, David Fernandes, animateur et entrepreneur social, et Karim Cherifi, chef d’une entreprise de consulting. Tous les deux ont eu un parcours mouvementé (décrochages, réorientations). Parcours très différents, mais qui leur ont inspiré les mêmes conclusions :

–       Un échec peut être très positif ;

–       Il n’y a pas de vie sans erreurs ;

–       On est tous capables de quelque chose ;

–       Il faut trouver le moyen de se différencier des autres, de trouver quel est son apport propre car chacun a une qualité qui lui est propre ;

–       Quelques facteurs clés : énergie, enthousiasme, confiance en soi, travail ;

–       Penser à l’image que l’on donne ;

–       Se donner les moyens, travailler en groupe, fréquenter les bons qui vont nous tirer vers le haut ;

–       La réussite, c’est l’aboutissement d’une succession d’échecs ;

–       Ne pas agir contre sa conscience, toujours rester fidèle à ses principes.

 

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Rester optimiste ?

Organisé par Initiative Dialogue et le Club d'Alembert au Centre CERISE

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Peut-on rester optimiste dans des temps incertains ?  C’est autour de cette question d’actualité que, le 16 décembre dernier en soirée se sont retrouvées vingt-cinq personnes de toutes générations et reflétant une grande diversité culturelle dans la salle café-bar du Centre … Lire la suite